Articles Pierre JOURDA 2003

La  Règle  des" 3  C"

Qu’il n’y ait pas de méprise….

Il s’agit ici d’une règle quasi mathématique que nous pouvons appliquer, et transmettre aux débutants pour les guider dans leur pratique ! Cette règle m’est apparue par bribes, lors de certains traitements ainsi que lors de stages d’Initiations Reiki. Les doutes et les interrogations des élèves rejoignent ceux que nous avons rencontrés lors de notre propre expérience, j’en suis arrivé à la conclusion que pour que notre pratique soit juste, sereine, adaptée, en un mot plus « Lumineuse », il est nécessaire de l’appuyer sur plusieurs Clés.

Dans la règle que je vous propose ces clés sont au nombre de Trois (chiffre symbolique), elles commencent toutes par la lettre «C» et ne pourront ouvrir définitivement les portes de la plénitude que si elles sont utilisées ensemble.

La première de ces Clés est : La CONVICTION.

Si vous feuilletez un dictionnaire vous apprendrez que ce mot est tiré du Latin «Convictus» qui signifie «Convaincu». C’est le sentiment de quelqu’un qui croit fermement en ce qu’il dit, fait ou pense. Un de ses synonymes est la CERTITUDE. Nous ne devons pas confondre la CONVICTION précédemment énoncée de la «Conviction Délirante», terme utilisé en psychiatrie pour dénoncer une certitude absolue, non accessible à la critique du jugement ou de l’évidence.

Dans notre cas, il s’agit de notre opinion par rapport à un principe auquel nous croyons fermement.  Si le Reiki était une religion, ce qu’il n’est pas, nous pourrions dire «Avoir la FOI», à la différence que nous avons quotidiennement dans notre pratique les preuves matérielles et tangibles de ses bienfaits sur notre Monde et l’Univers tout entier. 

Cette CONVICTION saine, pure et franche doit nous accompagner toute notre vie. Elle va nous soutenir, nous débarrasser et nous protéger définitivement du Doute, ennemi n°1 de tout être qui avance sur un chemin de recherche.

La seconde Clé est : La CONSTANCE.

Sa définition nous indique tout d’abord que c’est la qualité d’une personne qui persévère dans son action, dans ses sentiments ou ses opinions. C’est aussi la force morale de quelqu’un qui ne se laisse abattre par rien, la qualité de ce qui dure, de ce qui est stable, de ce qui se reproduit.

Ceci nous aident à comprendre qu’il y a nécessité d’entretenir cette notion à chaque souffle de notre vie, pour éviter d’être confronté au relâchement puis de tomber dans la facilité qui nous conduiraient inexorablement à l’abandon.

Dernière Clé, sans doute la plus essentielle : Le CŒUR.

Pas besoin cette fois d’ouvrir un quelconque manuel pour y trouver son sens ! Chacun d’entre nous la connaît, la porte en lui et s’applique quotidiennement à développer ses qualités.

Nous avons l’assurance que cette dernière clé viendra sublimer les deux précédentes, car rien de ce que nous pouvons entreprendre dans cette existence avec Conviction et Constance ne peut être aussi parfait, aussi vivant, aussi intégral que si nous y mettons tout notre CŒUR, nos tripes, c’est à dire notre AMOUR ! Essayez de retirer une de ces clés, vous constaterez sur le champ que la magie de cette règle n’opère plus. Nous pouvons donc dire : "CONVICTION  –  CONSTANCE  et  CŒUR  sont les 3 clés de la réussite".

Et nous pourrons appliquer cette règle dans toutes les situations de notre vie, et pas uniquement lorsque nous pensons Reiki.

Janvier  2003

Reiki  et Aïkido

Plus d’ un point commun…

Pour avoir étudié et pratiqué pendant une vingtaine d’années diverses disciplines des Arts Martiaux ( Karaté, Taï Chi Chuan et Qi Gong ), je ne peux m’empêcher d’établir un parallèle entre ces différentes Voies et celle qui m’est la plus chère aujourd’hui : le Reiki, la Voie du Cœur qui nous a été léguée par  Mikao USUI.

D’une manière générale il ressort que tous les Maîtres à l’origine d’un Art Martial ou autres disciplines se rapportant à l’Etre Humain ont eu des traits communs dans leur ligne de conduite. Qu’il s’agisse de leur vie d’Homme ou de la pratique de leur Art, ils avaient une seule et même éthique et ont tous été animés de qualités semblables : Conviction et Constance, Courage, Honnêteté, Rigueur, Humilité, Intelligence, Cœur et ouverture Spirituelle. Ils ont développé à des degrés divers ces qualités, et c’est grâce à elles qu’ils ont pu franchir les étapes leur permettant d’atteindre le sommet de la montagne. 

Sur les pas de deux Maîtres

Cette réflexion a pour seule ambition de montrer une certaine analogie dans la démarche et l’expérience de 2 Maîtres auxquels nous devons tant : Mikao USUI et Morihei  UESHIBA. 

          

Pour établir le parallèle entre eux, divers éléments m’ont été fournis par une amie, Maître Reiki à Rennes et pratiquante d’Aïkido très imprégnée de l’Esprit de M. UESHIBA ! 

Nous savons que Maître UESHIBA est le fondateur de l’Aïkido. Contemporain de Mikao USUI, il est né le 14 Décembre 1883 dans le village de Tanabé, Préfecture de Wakayama, au Japon.

Vers 1890, alors qu’il avait 7 ans, il suivit l’enseignement de l’école Bouddhiste Shingon Mykkyo qui signifie « Enseignement secret du monde véritable », comme l’avait fait avant lui M. USUI.

De même que lui, il a vécu l’expérience du Satori. La première fois vers l’âge de 18 ans, dans le jardin de son père et d’autres plus tard sur le Mont KURAMA. Rappelons que le Satori est une expérience mystique extraordinaire, paraît-il douloureuse qui survient après une longue et intense période de recherche et de pratique dans un domaine particulier. Au cours de l’expérience du Satori, l’étudiant est plongé dans une sorte de transe, il reçoit un flot abondant d’énergie et des informations qui viennent sublimer ses connaissances.

De son côté, Mikao USUI a vécu le Satori sur le Mont KURAMA en 1920. Il reçu dans le même temps l’onde d’énergie et probablement diverses informations, mais pas les symboles (comme nous le raconte la légende). Les personnes initiées au Usui Teaté savent qu’il n’utilisait pas les symboles pour transmettre l’énergie, mais qu’il les a seulement introduits vers la fin de sa vie, lorsqu’il a transmis son enseignement à Chujiro HAYASHI. 

(Usui Teaté  est le système original de Mikao USUI, c’est ainsi qu’il a appelé sa méthode au début).

La Voie du Cœur

M. UESHIBA qui était un homme de Cœur enseignait: « En Aïkido il faut traiter son partenaire avec le plus grand respect. Il nous confie sa vie et on doit manipuler ce précieux objet avec le plus grand soin. Tenez votre partenaire comme si vous berciez un enfant ».

M. USUI, recommandait la même chose en parlant du receveur de soin.

M. UESHIBA disait que pratiquer l’Aïkido est un INORI, une prière sous forme de mouvements pour la santé, l’harmonie et la prospérité du monde et de tout ce qui nous entoure. Nous pouvons également considérer notre pratique le Reiki, comme un INORI, une prière sous forme de « soins » pour notre bien-être (sur tous les plans), pour l’harmonie, l’amour et la prospérité du Monde. 

Il est vraisemblable que le niveau spirituel de Morihei UESHIBA était sans commune mesure avec le niveau des pratiquants actuels. Sincèrement je pense qu’il en est de même dans le monde du Reiki. Tous les pratiquants que nous sommes, ont encore un long chemin à faire en tant que « praticien », pour se rapprocher un tant soi peu de la maîtrise de Mikao USUI. De même, nous avons et aurons beaucoup à faire sur notre chemin Spirituel.

Cette similitude entre le Reiki et l’Aïkido et les expériences que connurent ces deux Maîtres à travers leurs pratiques respectives est tout à fait évidente. En tout cas elle confirme que : Des voies différentes peuvent tendre vers un but identique, l’Eveil ou l’Illumination.

La condition essentielle est sans aucun doute l’Intention que nous mettons dans nos gestes, nos pensées, nos actions, nos relations avec les autres : la Vie tout simplement !

Le souhait que nous pouvons formuler, c’est que nos rapports avec nos semblables, avec le monde qui nous entoure, avec l’Univers tout entier et avec nous-mêmes deviennent un INORI, c’est à dire :                                

Une  Prière d’Amour à la Vie ! 

Pour aller plus loin… : « A la source Spirituelle de l’Aïkido »  –  William  GLEASON  –  Editions : Guy TREDANIEL   « Les secrets de l‘Aïkido » – John STEVENS – Editions : Budo Edition « Aïkido – Nature et harmonie »  –  Mitsugi  SAOTOME  –  Editions : SEDIREP.

Avril 2003

Traitement  à  Distance 
ou  Traitement  en  Direct

Mon propos n’est pas de mettre en opposition ces deux formes de traitements, mais d’apporter des précisions, pour éviter aux débutants un piège dans lequel il est facile de tomber !

Lorsque nous parlons de «traitement à Distance», l’éloignement qui sépare le donneur du receveur (personne ou situation) n’a aucune incidence sur le résultat. Il en est de même concernant la notion de temps, que nous ayons à traiter dans l’instant présent, passé ou futur. Cet aspect peut surprendre, choquer et provoquer des réactions de rejet chez des personnes cartésiennes. Certaines auront en effet beaucoup de réticence à admettre que les praticiens Reiki peuvent intervenir dans ces circonstances.

Depuis des temps immémoriaux, la transmission d’énergie à distance par l’Esprit à intriqué l’être humain. Pourtant ils sont nombreux à l’avoir expérimentée de façons diverses pour améliorer leur état de santé ou leurs conditions de vie !

Vive la complémentarité !

Le Reiki c’est aussi et d’abord, dans l’apprentissage comme dans la pratique, le traitement au Contact Direct. Avant de chercher à transmettre cette énergie à distance, il a bien fallu que l’homme prenne d’abord conscience de sa présence, qu’il l’a sente dans ses mains et l’expérimente de façon directe sur son propre corps ! Ce n’est qu’après ce premier contact, que certains ont eu l’Intuition et ou ont été guidés pour l’utiliser différemment et de façon élaborée, à Distance.

Dans notre pratique personnelle, il est relativement facile, agréable et en même temps essentiel d’user de ces deux modes de transmission d’énergie pour harmoniser, et donc traiter les différents plans de notre être. Cela ne présente aucune difficulté particulière puisque nous sommes en même temps, le « thérapeute » et le « receveur ». Nous connaissons nos maux, nos parties sombres, les différents aspects de notre EGO sur lesquels nous devons travailler mais aussi les traitements à appliquer.

Cela devrait être le cas, puisque « apprendre à se connaître » est aussi le but de notre pratique !

En revanche, lorsque nous avons à aider une personne qui présente un problème d’ordre : physique, émotionnel, mental ou fréquemment une combinaison de ces différents aspects, nous devons être particulièrement vigilants sur un point précis.

Premier cas : Le Receveur est éloigné, et nous n’avons pas la possibilité de le traiter par Contact Direct. Cela ne pose pas de problème particulier si les indications données pour le cas suivant sont appliquées. 

Second cas : Nous avons la possibilité de rencontrer le Receveur. Nous avons un entretien avec lui, et nous lui proposons un traitement au Contact Direct sur une durée de quatre jours, sans préjuger du résultat ni du nombre de séances à venir. Nous pouvons lui suggérer, et cela est parfois très souhaitable, d’instaurer en parallèle un Traitement à Distance qui renforcera le traitement général. C’est à partir de là, que parfois les choses se compliquent….

Evitez le piège !

Effectivement, au bout de quelques séances il arrive que la personne, comprenant que nous pouvons également la traiter à distance, nous demande de continuer uniquement ce mode de traitement, formulant pour cela certains prétextes comme le manque de temps , le travail, la fatigue, etc.

Si nous ne sommes pas vigilants et clairs nous allons tomber dans un piège évident ! En effet, si nous abondons dans son sens, elle va en quelque sorte se décharger sur nous et nous laisser régler seul son problème : elle ne va tout simplement pas s’investir ! Or nous savons que le principe de base du traitement en Reiki est la recherche de l’Auto Guérison qui passe essentiellement par la participation de la personne à son processus de Guérison.

Nous avons donc a lui expliquer que nous allons rester en relation pendant toute la durée du traitement. Elle reste libre d’accepter ou pas, comme elle reste libre de continuer ou non le traitement. C’est son libre arbitre et il doit être respecté.

Nous lui préciserons également que nous allons alterner les traitements en Direct et à Distance, ou les appliquer en parallèle, mais surtout travailler avec elle au fur et à mesure de l’évolution de la situation ou de son état de santé car en aucun cas, nous ne pourrons agir sans elle.

Nous l’aurons de plus informée au préalable qu’un traitement Reiki ne remplace pas un suivi médical, pas plus d’ailleurs que la prise des médicaments prescrits !

Si nous acceptons d’interrompre cette relation et que nous continuons le traitement seul, sans avoir un « retour » de son état, nous allons nous retrouver face à un dilemme. Ne sachant pas où en est la situation, nous ne saurons plus ce qu’il y a lieu de faire : continuer le traitement, l’arrêter, le modifier, poursuivre ou non avec la même phrase positive etc.

Il est rare en effet qu’un traitement qui s’inscrit dans la durée soit identique du début à la fin, et il est important de l’adapter selon l’évolution de la situation.

En fonction de notre expérience et de notre niveau de pratique, nous appliquerons différentes techniques, mais il s’agit toujours de la même énergie. En matière de traitements, il n’y a pas de vérité absolue, néanmoins nous pouvons tenir compte de ces observations pour éviter de se retrouver avec un traitement à distance dont on ne sait plus quoi faire (puisqu’on ne sait même pas si la personne existe encore, si elle est guérie ou si elle désire toujours notre concours) ! Un tel cas nous met dans une position particulièrement déplaisante et inconfortable. Je le sais pour l’avoir vécue !

Lorsque nous pourrons en revanche couper le contact énergétique parce que nous saurons très précisément où en est la situation, nous serons soulagés et certainement satisfaits si le problème est réglé et que la personne va bien ! Dans le même temps nous n’aurons plus d’arrière-pensées, notre mental sera libéré, et nous serons sereins, disponibles et heureux de pouvoir aider une autre personne.

Vous le constatez, il n’y a pas à opposer Traitement au Contact Direct et Traitement à Distance puisque nous pouvons combiner les Deux.

Cependant, « Toujours garder le contact verbal, écrit ou autre avec la personne traitée », me semble une bonne règle à appliquer lors des soins à distance.

Il y a parfois des cas où cela n’est pas possible, mais çà, c’est une autre histoire…

Juillet 2003
 

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