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Comprendre la Répétition
Dans la transmission d’un art quel qu’il soit,
invariablement l’enseignant ou le Maître communique à
ses élèves l’importance de la Répétition. Cela concerne
les pratiques gestuelles, corporelles ou artistiques,
mais également d’autres domaines de notre vie
quotidienne. Rappelez-vous le moment où enfant, vous
avez commencé à marcher. Dans le milieu professionnel un
Maître d’apprentissage explique qu’avant d’acquérir le
geste parfait, il faut le reproduire de très nombreuses
fois et pour cela, faire preuve de patience et
d’endurance.
Il rappelle souvent cet adage : « C’est en forgeant que
l’on devient forgeron »
L’enseignement des disciplines martiales est basé sur le
même principe. Les élèves apprennent de nombreux
mouvements et les katas de leur école (enchaînements de
parades, esquives, attaques de pied ou de poing) pour
affronter diverses situations de combat. Au cours de
cette étude qui se fait toujours avec infiniment de
rigueur et de minutie, le Maître ne permet aucun écart
technique ni relâchement. Il explique que la Répétition
est nécessaire dans un premier temps, pour préparer le
corps sur un plan physiologique, pour le forger comme on
forge la lame d’un sabre. Elle leur permettra d’acquérir
justesse et précision et plus tard, la maîtrise du
rythme. Ce dernier point est également très important,
car il détermine fréquemment la prise de contrôle de
l’adversaire (savoir rentrer dans sa garde au bon
moment, avoir le bon timing)! Mon Maître d’origine
Japonaise, nous rappelait fréquemment que pour maîtriser
un mouvement, il fallait le répéter DIX MILLE FOIS ! Ce
chiffre est symbolique mais il indique que nous ne
devons pas ménager notre peine et refaire encore et
toujours. Lorsqu’il expérimentait de nouvelles
techniques, il recommençait le temps nécessaire et
souvent plus de mille fois par jour pendant plusieurs
semaines ou plusieurs mois.
On raconte l’histoire d’un vieux Maître, dans ses derniers
instants. Sur le point de quitter son corps il est
entouré de deux de ses disciples qui le pressent et le
questionnent pour connaître le secret de son Art.
Fatigué et haletant, il leur fait signe de se rapprocher
pour leur parler à l’oreille. Lorsqu’ils sont près, très
près, après une longue attente (qui n’en finit pas pour
eux), rassemblant son dernier souffle il leur murmure
: « Pratiquez ! Pratiquez ! Pratiquez ! », puis il
s’éteint.
Tout passe par le travail et quelles que soient nos
activités, nous espérons au fil du temps tendre vers de
meilleurs résultats. Malheureusement tout en ayant une
démarche positive, dans la Répétition de gestes
techniques comme sur notre Voie, nous pouvons faire des
erreurs.
Comprendre le sens de la Répétition, pour l’adapter à notre
quotidien.
Habituellement nous pensons comme nous venons de le
mentionner précédemment, qu’il suffit de reproduire un
même mouvement dix fois, cent fois ou plus de façon
identique, pour obtenir un effet bénéfique. Ceci
constitue un piège, parce qu’en faisant de la sorte on
recopie une posture, une forme qui peuvent ne pas être
parfaites. En conséquence cette Répétition sera
illusoire sur le plan de l’efficacité, mais risque en
plus d’être préjudiciable dans le cas de pratiques très
physiques. Par exemple si le placement du corps n’est
pas correct, les renouveler inconsidérément provoquera
une usure précoce des articulations, des tendons, de la
colonne vertébrale... Enfin répéter de façon mécanique,
c’est à dire sans conscience en dehors de tout travail
d’introspection, ne nous conduit pas à ressentir et à
vivre intérieurement le travail qui s’opère, et donc à
corriger ce qui doit l’être.
Il ne s’agit pas de reproduire, mais d’investir le
mouvement présent, de tout son cœur, de tout son âme et
de tout son être, comme on le fait du moment présent
pour qu’ils se rejoignent et fusionnent dans le « Ici
et Maintenant ».
Faire comme s’il s’agissait de la toute première fois ou
plus encore, comme s’il s’agissait de la toute dernière.
Cet état nous permet d’INTEGRER dans notre corps,
d’imprimer dans nos cellules, non pas pour faire ou
reproduire mais tout simplement pour ETRE. Ce principe
est valable pour toutes les activités de notre
existence, par conséquent dans la pratique du Reiki on
ne peut que recommander d’avoir la même approche.
En tant que praticien nous savons qu’il n’y a pas deux
séances et deux ressentis identiques. Chaque être que
nous aidons est unique avec sa personnalité, ses maux,
ses besoins, ses attentes… Nous ressentons l’énergie
différemment suivant les positions, les personnes, les
jours, notre état…
Dans notre position de Maître, c’est la réunion et le
mélange typique des énergies propres à chaque élève qui
nous permettent de vivre lors de chaque session une
expérience nouvelle et toujours riche d’enseignement.
Nous devons pratiquer, créer et respirer, avec le sentiment
de vivre une perpétuelle Renaissance ! Comme nous venons
de le souligner, notre existence est faite de situations
et de mouvements renouvelés et apparemment semblables.
Il y a donc nécessité d’en comprendre le sens et
d’appliquer le principe de Répétition pour que notre
quotidien ne soit plus synonyme de monotonie et d’ennui,
mais au contraire : « Source de bien-être, de joie, de
renouvellement, d’évolution perpétuelle et d’Eveil ».
Janvier 2005

Honorer notre Passé
Parmi les merveilleuses possibilités que nous octroie le
Reiki, celle qui a pour but de traiter le Passé est à
mon sens la clé, le Trésor parmi les Trésors.
Très souvent pendant les conférences ou lors des stages,
certaines personnes s’étonnent d’apprendre qu’il est
possible de traiter notre Passé. D’autres questionnent
en ces termes : « A quoi bon traiter le Passé ? Ce qui
m’importe c’est Aujourd’hui et à la rigueur, ce que je
vivrai Demain! ».
Cette réflexion peut paraître juste, mais elle est
néanmoins incomplète. Si on se limite à ce raisonnement
on ne traitera qu’une partie de notre Histoire, parce
que nous aurons oublié de nous poser la question
essentielle : « Que sommes nous ? »
« Que sommes-nous, chaque être humain ? », à l’instant
même où nous lisons ces lignes, quel que soit le moment
ou l’endroit ?
La réponse est : « Nous sommes la Somme et le fruit de
toutes nos expériences Passées ».
Qu’il y ait dix ou vingt ans, le jour de notre naissance,
au moment de notre conception, voire même avant notre
venue ici sur cette planète, si nous croyons aux vies
antérieures.
Toutes les expériences bonnes, vécues précédemment ont fait
de nous quelqu’un de droit, de bien. En revanche, nous
sommes marqués et portons aujourd’hui encore la trace
des épreuves qui ont jalonné notre parcours. Cela a pu
être la perte d’un être cher, d’un emploi ou une
séparation, un viol, une agression…
Nous en avons parfois conscience, parce qu’au moment où les
faits se déroulent nous sommes suffisamment âgés. C’est
la raison pour laquelle nous ne nous étonnons pas
aujourd’hui de certaines de nos réactions.
Effectivement, il nous suffit d’y repenser même après
des décennies pour revivre la situation, et surtout
ressentir les mêmes émotions et les souffrances qui s’y
rattachent.
Malheureusement au cours de notre existence nous sommes
parfois affectés indirectement ou alors nous n’avons pas
conscience de ces évènements, à cause de notre jeune
âge. Cela peut être le cas lorsqu’une femme enceinte est
victime d’une agression. Son futur bébé n’est pas
conscient du drame qui se déroule, et pourtant il en
gardera très certainement lui aussi des séquelles.
Celles-ci l’accompagneront tout au long de sa vie, sans
qu’il puisse faire la relation avec l’attaque dont sa
mère fut l’objet.
Cela pourra se traduire par des mouvements de colère, de la
violence, des peurs, de la tristesse, de l’anxiété, de
la haine, etc.
Nous pensons à tort qu’il s’agit de réflexes de défense,
qui sont censés nous protéger. Bien au contraire, ces
réactions avec leur cortège de culpabilité, perpétuent
le malaise et nous affaiblissent davantage.
Par rapport à tout cela, nous pouvons dire que :
1) Notre Inconscient a interprété d’une certaine façon les
expériences traumatisantes et il les a enregistrées
comme expériences à éviter.
2) Par la suite, nous créons notre propre approche de ces
expériences et à chaque fois que nous nous trouvons dans
une situation semblable, nous réagissons d’une façon qui
n’est pas forcément saine pour nous.
3) Lorsque nous traitons notre Passé, nous agissons sur
notre manière de vivre aujourd’hui. Nous ne changeons
pas les évènements, nous les avons réellement vécus et
cela nous ne pouvons rien y changer.
Par contre l’émotion, l’approche, le lien avec eux sont
changés et notre manière de vivre Aujourd’hui change.
Automatiquement la vie de Demain change, parce
qu’elle-même est basée sur la vie d’Aujourd’hui, qui est
basée sur les décisions d’Hier.
Nous comprenons mieux désormais comment notre Passé affecte
notre vie présente (toujours la loi de cause à effet) et
la nécessité de faire un travail dessus.
Nous ne dévoilerons pas ici la façon de procéder. Nous
dirons simplement que dans notre pratique, traiter le
Passé revient à envoyer de l’Energie et de l’Amour aux
évènements ou à soi-même dans les situations vécues. Au
bout d’un certain temps nous pouvons à nouveau penser à
ces situations, sans avoir autant de réactions négatives
et douloureuses.
Relation personnelle avec notre Histoire
Lorsque nous y faisons référence, il est de bon augure de
savoir se préserver de toute forme de nostalgie qui est
un attachement psychologique au Passé (lire à ce propos
« La graduation des temps » Auteur Lee Carroll – Ariane
Editions).
« Certains d’entre-vous visualise le Passé comme quelque
chose de Sacré. Vous vénérez les membres de votre
famille qui sont morts, vous fantasmez sur des
évènements passés. Certains d’entre-vous conservent même
des objets pour les aider à se rappeler plus facilement
les évènements passés. Ces attitudes sont négatives et
non éclairées »
« Les préoccupations liées aux voyages dans le monde des
souvenirs représentent une dépendance aux énergies
négatives. Ces souvenirs sont utilisés pour vous
entraîner dans la tristesse, la mélancolie, les regrets
et l’apitoiement sur soi-même. Ils sont aussi employés
pour créer des sentiments de colère et d’insatisfaction,
mais tout cela est négatif. Cherchez à savoir pourquoi
vous conservez des souvenirs de votre Passé et
déterminez si cela vous convient ».
Le paradoxe, c’est que certaines personnes investissent
beaucoup d’énergies à tenter de retenir leur Passé,
alors que d’autres cherchent à s’en libérer.
Il ne s’agit pas de renier son Histoire, mais nous n’avons
pas d’obligation par rapport à elle et parce que nous la
respectons, nous avons le droit de l’Honorer.
Nous ne devons pas laisser se figer et s’incruster une
partie de nos énergies. Bien au contraire, nous allons
consacrer un peu de temps et d’Amour pour les libérer et
les redistribuer ensuite. Cela nous procure un sentiment
de plus grande stabilité et de paix. Nous disposons
ainsi comme jamais auparavant, de tout notre potentiel
pour développer d’autres talents et de nouvelles
aptitudes qui favorisent notre élan vers l’avant.
« Lors de notre existence, nous avons le devoir de nous
éveiller à notre potentiel Divin pour en expérimenter
toute sa puissance ». C’est à mon sens, la plus grande
preuve d’Amour que nous puissions nous donner !
Avril 2005

Le triangle d’Or du Reiki
Le triangle dont il s’agit ici est symbolique. Nous allons
l’utiliser pour comprendre le sens de ce que nous
appelons maladroitement « Guérison ».
Parfois des personnes interrogent avec scepticisme les
enseignants et les praticiens Reiki sur : « La capacité
d’un être humain à Guérir un autre être humain » ou à
« Se Guérir soi-même ».
On peut comprendre ce genre de remarque de la part de
celles et ceux qui n’ont pas reçu d’information ou
d’enseignement sur la pratique du Reiki. Cependant ces
questions émanent aussi de personnes récemment initiées.
Elles souffrent et se plaignent de ne pas voir leurs
problèmes résolus, après seulement quelques semaines de
pratique « malgré le fait de bien pratiquer leur Auto
traitement et les exercices recommandés ! ».
Nous savons que nous avons besoin de temps pour intégrer ce
qui nous a été transmis. Il en est de même pour
l’énergie, une certaine durée lui est nécessaire pour
qu’elle fasse son œuvre, ne dit-on pas qu’il faut
laisser du temps au temps ?
J’aimerai rappeler ici quelques informations de base.
Lorsqu’on parle de Guérison dans notre pratique, qu’il
s’agisse d’une tierce personne ou de nous-même, il
s’agit bien sûr d’Auto guérison. Nous savons qu’il n’est
nul besoin de don particulier pour transmettre l’énergie
Reiki. C’est l’initiation pratiquée par le Maître qui
donne à chacun la capacité d’être un pont entre le
receveur et la source. Cette énergie mise à disposition
par le praticien Reiki va contribuer à rétablir
l’harmonie énergétique dans l’organisme du receveur, en
dynamisant et purifiant tous ses systèmes : sanguin –
hormonal – nerveux – respiratoire … Ce n’est pas le
praticien qui peut agir tout seul sur la maladie et
encore moins sur la cause. Il en est de même pour
l’énergie, car bien que ses possibilités d’action soient
illimitées elle ne peut accomplir durablement sa tâche
sans la participation du receveur. Il n’appartient qu’à
lui de décider après une prise de conscience, de lâcher
ce qui doit l’être ou de modifier certains comportements
ou pensées négatives qui ne lui sont pas bénéfiques.
Revenons à la symbolique de départ. Nous savons que dans
toutes les traditions ont rencontre des Trinités, le
Reiki n’y échappe pas. Le processus de « Guérison »
s’articule autour de trois acteurs ou de trois principes
qui peuvent être rassemblés sous forme d’un triangle. On
relève comme dans toutes Trinités :
-
Un principe Passif
-
Un principe Neutre
-
Un principe Actif.
Le principe Passif est à mon sens le donneur. Celui-ci met
à la disposition du receveur son temps, ses qualités
humaines et son Amour. Il pratique des gestes et
applique un savoir qui lui ont été transmis selon la
tradition et qu’il développe au fil de son expérience.
Si ce principe est classifié de Passif, cela n’enlève
rien au rôle du praticien. Sa présence bienveillante et
sa capacité d’écoute sont indispensables pour
accompagner la personne traitée. La valeur de
l’entretien qu’ils auront au fil des séances réside dans
le pouvoir d’éveiller le receveur à lui-même, afin de
l’amener à se découvrir, à se comprendre, à prendre
confiance en lui et aux autres, à s’accepter, à se
pardonner et à s’aimer.
Le principe Neutre est représenté par l’énergie Reiki.
Celle-ci ne s’impose jamais et ne devra jamais l’être
par le praticien. Elle aide sans restriction toute
personne qui la désire, qui la demande et qui
l’accueille. Elle respecte son libre arbitre et œuvre
pour son plus grand bien, en harmonie avec l’Univers.
C’est donc une énergie omniprésente, un potentiel à sa
disposition, en conséquence Neutre qui ne s’immisce
jamais dans son Karma.
Le troisième principe que nous qualifierons d’Actif est
figuré par le receveur. Quelles que soient les qualités
et la force des deux premiers, rien ne pourra être fait
durablement tant que le receveur n’aura pas décider en
pleine conscience de retrouver l’harmonie et donc un
état de « Bien-être » : Physique – Emotionnel - Mental
et Spirituel. C’est lui et lui seul qui peut s’autoriser
cela et lâcher ou changer ce qui doit l’être en fonction
de ses choix, de ses convictions, de ses aspirations.
Lorsque ce principe est pleinement Actif, les deux premiers
agissent efficacement et durablement, la voie de la
Guérison est grandement ouverte.
Par contre si le malade ne s’investit pas ou s’il continue
d’ignorer les lois qui régissent le monde dans lequel il
vit, l’effet des deux premiers sera limité, voire
inopérant. Il continuera alors de se débattre avec ses
problèmes, de se lamenter sur son sort et de rendre son
entourage et l’Univers responsables de ses souffrances
et de ses maux.

Pour ce qui nous concerne, grâce au fait que nous nous
sommes donnés dés notre premier stage Reiki
l’opportunité de réunir ces trois principes, cela va
contribuer et faciliter la résolution des épreuves que
nous pourrons rencontrer sur notre Voie.
Néanmoins, puisqu’il nous a fallu des années (voire des
vies) d’erreurs et d'égarements pour être aujourd’hui ce
que nous sommes (voir article précédent « Honorez notre
PASSE »), nous devons accepter d’être patient pour que
le « Miracle » s’accomplisse et que notre Etre perçoive
jour après jour ces améliorations. « Juste pour
Aujourd’hui »
Octobre 2005
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