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Juste
pour aujourd’hui,
J’honore ce qu’il m’est permis de transmettre.
Je dédie cet article aux Maîtres que j’ai eu l’honneur
d’initier,
aux futurs Maîtres de toutes lignées et à tous ceux qui
n’hésitent pas à se remettre en question pour éveiller
leur conscience.
Il
est convenu qu’un Etre se "forme" au quotidien, ce qui
fait dire que nous sommes « La Somme, le fruit de toutes
nos expériences passées ». Je ressens cela très
profondément car une période de ma vie fut consacrée aux
arts martiaux et je reste imprégné de ce que m’ont
transmis mes deux guides Japonais. A leur contact j’ai
appris à respecter les techniques et la valeur d’un
enseignement.
Lorsqu’on recommande aux élèves de respecter
scrupuleusement les gestes appris, c’est à fin d’en
préserver leur efficacité. Les formes ont été élaborées
par des Maîtres qui ont eu d’abord l’intelligence et
l’idée géniale, puis le courage, la force et la patience
de les expérimenter pendant de longues périodes. Elles
ont ensuite été éprouvées par leurs descendants jusqu’au
moment où elles ont été mises à notre disposition, pour
notre usage quotidien.
Le Reiki n’est pas une pratique Martiale.
Il ne
faut pas en déduire pour autant que l’application des
techniques qui le composent n’exige pas les mêmes
qualités. Par exemple, lors d’une session dispensée à
une personne, une large place est laissée au ressenti, à
l’intuition, à notre guidance. Les seules priorités sont
le respect et le bien-être du Receveur. Tout ce que nous
faisons et que nous mettons en œuvre doit aller dans ce
sens. Si nous utilisons un « Procédé » plutôt qu’un
autre, c’est qu’il est adapté au besoin présent, il
reste évident que sa mise en œuvre ne suppose aucune
fantaisie ou improvisation. Encore faut-il avoir appris
correctement et retenu les mouvements de base,
l’enchaînement des gestes doit être connu parfaitement
car de leur bonne application dépend en partie le
résultat.
On
pourrait être tenté de dire : « Oui mais l’énergie
trouvera bien d’elle-même son chemin! » ou « A quoi bon
se compliquer la vie avec toutes ces techniques! » ou
encore « Il suffit de poser les mains quelque part sur
le corps du receveur et de laisser couler la vie (l’
énergie) ».
Je
suis en partie d’accord avec ce genre de remarque, mais
en partie seulement.
Nous
avons tous en mémoire l’image de Maître JESUS ou de
BOUDDHA en train de pratiquer l’imposition des mains au
dessus de la tête des personnes « malades ». Ils
n’avaient recours à aucune technique particulière,
malgré cela le transfert d’énergie était quasi
instantané et le miracle avait lieu sur le champ. Mais
puisque nous ne sommes ni Jésus, ni Bouddha (ou alors de
très « petits Bouddha »), continuons d’user sans
complexe des instruments à notre disposition, en
attendant des jours meilleurs.
A mon
avis, si nous avons de si nombreux outils pour mettre en
œuvre l’énergie, c’est que l’Univers a jugé que dans
leur grande majorité les praticiens Reiki n’ont pas
atteint un niveau d’ Eveil suffisant pour pratiquer
comme ils l’ont fait auparavant. J’ai toutefois la
conviction qu’un jour nous pourrons à nouveau faire de
même. Entre-nous, lorsque qu’un Maître Reiki pratique
une Syntonie de Guérison, que fait-il d’autre si ce
n’est une Bénédiction au cours de laquelle la personne
reçoit un flot important d’énergie. C’est un début
encourageant.
Revenons à l’idée de départ.
Puisqu’il est évident qu’à notre époque nous pouvons
utiliser une panoplie d’outils conséquente, autant le
faire avec professionnalisme, précision et une certaine
« rigueur ».
Je
sais que je peux choquer en parlant de
professionnalisme, mais puisque de nos jours on
revendique un brin de Reconnaissance, il est
indispensable que nous nous impliquions avec plus de
sérieux dans notre Voie si nous voulons être crédible.
Ce
qui est valable pour les thérapeutes, l’est plus encore
pour les formateurs.
On
peut admettre qu’une personne adapte une technique pour
ses besoins personnels, en revanche dans le cadre de
l’enseignement nous devons avoir conscience que :
« Nous ne sommes que les détenteurs provisoires,
d’un savoir qui ne nous appartient pas ».
Par
conséquent nous avons là encore l’obligation d’être
rigoureux, précis, et de restituer complètement et le
plus fidèlement possible ce qui nous a été transmis et
prêté le temps d’une vie.
Dans le domaine du Reiki, nous sommes tous des
chercheurs.
Nous
pouvons laisser libre court à notre intuition pour
trouver d’autres formes d’application de l’énergie
Universelle.
Parmi
les générations de Maîtres qui ont succédées à Mikao
USUI, certains ont introduits des techniques
qu’eux-mêmes ont innovées. Ils l’ont fait avec
conscience et seulement après les avoir abondamment
expérimentées avec de nombreuses personnes (traitement à
distance avec le cristal de quartz - beaming - symbole
du Cœur - symboles Tibétains…). Je rappelle que dans
tous les cas, lorsqu’on veut introduire de nouvelles
techniques la règle est qu’elles doivent fonctionner
avec tous les praticiens et pas seulement leur auteur.
D’autres ont amené des techniques issues de systèmes
énergétiques différents, mais en les adaptant au Reiki.
Je pense à l’I.P.E (Intervention Psycho Energétique)
transmise par William Lee Rand, qui l’a reçu de la part
d’un guérisseur Hawaïen.
A ce
propos, certaines « âmes pensantes » s’offusquent de
voir se développer le Reiki en prétendant : « Le
Reiki n’est que ce que Mikao USUI a enseigné ».
Il me
semble fâcheux de manquer d’ouverture à ce point et de
limiter sa pratique. D’une part le docteur USUI et
Shugiro HAYASHI ont transmis beaucoup plus que certains
le prétendent aujourd’hui. Malheureusement, pour des
raisons encore inconnues, une partie des Maîtres n’ont
pu avoir accès à tout ce qu’ils ont laissé à leurs
prédécesseurs. Nous en avons un exemple flagrant avec
les Techniques Japonaises de Reiki, rendues à la
« Communauté Reiki » il y a quelques années par Franck
ARJAVA Petter.
Le Reiki, une Voie en évolution.
Il
est tout à fait normal de penser que si Mikao USUI avait
vécu dix, vingt ou trente ans de plus, sa pratique
aurait encore évoluée et personne n’aurait à s’en
plaindre.
L’
énergie de l’univers évolue ! L’ humanité évolue !
Pourquoi les outils qui mettent en œuvre cette énergie
devraient-ils ne pas évoluer ?
N’oublions pas que dans notre Univers :
-
Le Mouvement,
c’est la Vie !
-
Le
Ralentissement, c’est la maladie
-
L’
Arrêt, c’est la mort !
Tout
en étant conscient et ouvert aux possibilités de
changement, je rappelle que nous faisons partie d’une
chaîne de transmission. Il est de notre devoir en tant
que « Porteur d’un Savoir » et pour éviter de le voir
s’éteindre, de léguer le plus fidèlement possible
l’héritage du passé aux jeunes générations.
Dans
cette perspective, je propose à tous les Maîtres qui le
souhaitent, d’appliquer et d’ajouter symboliquement aux
Idéaux du Reiki , l’idée suivante :
« Juste pour aujourd’hui.
J’honore ce qu’il m’est permis de transmettre ».
Ce
qui à mon sens, est une très belle façon de :
«Rendre Hommage à nos professeurs, à nos aïeux, …».
Avril 2006

A.O.C Maître
J’entends parfois des commentaires sur l’appellation
« Maître Reiki ». Si certains me paraissent judicieux,
je trouve d’autres déplacés, voire irrespectueux envers
la famille Reiki que nous représentons. Le malaise que
je ressens par rapport à cela me donne l’élan de faire
aujourd’hui le point sur ma conception de ce titre.
Originellement, le titre de Maître (Senseï) est attribué
à un adepte par son propre Maître ou par ses pairs. Pour
cela il doit avoir démontré après de longues années de
pratique assidue, qu’il maîtrise toutes les facettes de
son art d’un point de vue technique, mais qu’il ait de
plus acquis les qualités humaines qui feront de lui un
bon transmetteur, respectueux de la méthode et de
l’éthique.
Il
y a un décalage entre ce qui est dit ici (qui représente
la tradition) et le fait que dans notre Art nous
obtenions ce titre après seulement deux jours de stage.
La différence est énorme car d’un côté on doit
s’impliquer, beaucoup travailler, transpirer, suer,
souffrir parfois et prouver des qualités, tandis que
dans notre Voie on reçoit le titre et c’est ensuite
seulement qu’on pourra s'engager pour acquérir certaines
vertus, si on en a l’impulsion.
Ce
qui peut choquer, c’est qu’une personne en possession de
son diplôme de Maître Reiki peut ne jamais travailler
sur elle, ne jamais chercher à approfondir ou à
développer son savoir et malgré tout enseigner. Le plus
grave dans ce cas n’est pas le fait qu’elle pratique les
rituels d’Initiation (si elle respecte les protocoles),
mais plus précisément qu’elle transmette un savoir
qu’elle aura sans doute peu ou très mal compris et
assimilé. Avec le risque d’interprétations personnelles
pour combler certaines lacunes techniques et/ou
intellectuelles, d’où une dévalorisation de notre
pratique, au fil du temps.
Soyons juste, il est vrai qu’après deux journées de
formation à la Maîtrise nous avons reçu normalement
tous les éléments de base pour commencer à
enseigner. Il reste une condition toutefois, celle de
nous engager de toutes nos forces et de tout notre Cœur,
pour transmettre le minimum souhaité aux élèves
débutants. Ceci ne fait pas du « Bébé Maître » un Maître
au sens large car l’acquisition de la Maîtrise est
progressive. Seul le temps, le travail et
l’expérience permettront de développer et d’intégrer les
aptitudes essentielles.
Certains ironisent à propos des Maîtres Reiki avec des
commentaires du style: « Ils ne Maîtrisent rien,
l’énergie ne se maîtrise pas, Maître – pipo … ». Sans
rentrer dans la dualité et la polémique, je peux assurer
que tous les Maîtres sensés que j’ai rencontrés
admettent sans l’ombre d’un doute que nous ne maîtrisons
pas grand-chose, surtout dans le domaine énergétique qui
est le nôtre. C’est un sujet très sensible, à tel point
que des Enseignants Reiki préfèrent utiliser
l’appellation : « Transmetteur Reiki » - « Instructeur
Reiki » - « Initiateur Reiki », etc. La plupart sont
sincères, et parce qu’ils connaissent avec justesse le
sens du titre « Maître » ils lui préfèrent une
dénomination plus adaptée à leur sensibilité.
Personnellement je trouve leur choix parfaitement
respectable.
Si
on veut être rigoureux sur le sens des mots, alors aucun
être humain ne peux se prévaloir d’un tel titre car quel
que soit l’art étudié, personne ne maîtrise la globalité
de la méthode. Quelques-uns se rapprochent de ce que
nous pouvons qualifier être « une forme de perfection »,
mais il y a toujours matière à creuser. On en revient
au point de départ de toutes Voies :
« L’important n’est pas l’arrivée, mais la Voie
elle-même » .
J’en ai pour preuve les quelques Maîtres que j’ai eu
l’honneur de côtoyer dans d’autres domaines, ils
pratiquaient inlassablement et beaucoup plus que leurs
élèves. Nous ne devons jamais associer :
« Etre Maître – donc avoir la Maîtrise – donc ne plus
travailler ».
En
conséquence, si on adopte ce titre on doit assumer et
travailler plus encore que les autres pratiquants.
Ceci est dit de façon très claire dans notre lignée :
« La Maîtrise n’est pas le but final, c’est un nouveau
départ »
(même si elle nous propulse et bouleverse favorablement
notre Évolution Spirituelle).
Paradoxalement à ce que je viens d’écrire, je suis en
harmonie avec le titre de « Maître Reiki » ou de
« Maître Enseignant ». Non pas parce que j’aurai acquis
toutes les qualités et les compétences supposées
(excusez-moi de vous avoir fait peur !), mais simplement
parce qu’ayant moi-même une grande conscience de ce
qu’il représente il me responsabilise au quotidien. Pour
cela il m’incite à travailler constamment sur moi, me
guide tant dans ma vie que dans ma position d’enseignant
et m’encourage à « Honorer ce qu’il m’est permis de
pratiquer et de transmettre » (voir l’article du « Reiki
Info 26/07 » n° 20).
Je
n’ai pas deux ailes sur le dos mais je n’en fais pas une
maladie et je continue de garder les pieds sur terre.
Ne laissons pas la sémantique nous diviser.
Aujourd’hui plus qu’hier nous avons besoin que toute la
famille Reiki soit réunie !
Chacun peut avoir ses propres interrogations sur ce
sujet, j’ai envie de vous dire : « Ne doutez plus,
n’ayez pas honte, relevez la tête et portez brillamment
ce titre si c’est votre souhait. Honorez-le,
impliquez-vous de toutes les manières possibles (dans
votre pratique personnelle – en qualité d’enseignant –
dans une fédération …) travaillez toujours plus et
encore, là est le véritable secret quelle que soit
l’appellation choisie ».
Si
tous les Enseignants, Instructeurs, Initiateurs ou
Maîtres de toutes lignées respectent et honorent le
titre qu’ils portent (quel qu’il soit), ils redonneront
de l’éclat et de la Lumière à leur pratique personnelle
et au Reiki en général, pour le plus grand bien de tout
le monde et en Harmonie avec l’ Univers!
Octobre 2006
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