Articles Pierre JOURDA 2007


La théorie du Pendule

Sur notre chemin de Vie, malgré les années de travail fait sur nous il nous arrive de continuer à vivre par moments des expériences douloureuses. Ceci nous étonne et nous fait nous interroger sur nos pratiques, sur nous mêmes et sur notre capacité à assimiler la vie.

J’aimerai à l’occasion de cet article partager avec vous un enseignement, avec l’espoir qu’il vous accompagne dans vos pérégrinations pour renforcer votre élan vers l’avant et vous aider à poursuivre la rencontre avec vous-mêmes.

Nous savons que dans de nombreux domaines nous vivons dans l’illusion. Celui que nous traitons aujourd’hui concerne la croyance que nous entretenons et qui nous laisse penser que si nous étudions et travaillons avec application, nous ne vivrons plus d’expériences difficiles. Nous avons été éduqués en ce sens et c’est ce qui nous motive quotidiennement. Pour ma part je suis le  premier à prôner que tout passe par un travail réel et continu mais je dois préciser certains points. 

Chacun peut se rendre compte à des degrés divers que la vie (le temps de l’Expérience) n’est pas un long fleuve tranquille. Nous vivons notre existence comme le mouvement du pendule. Au quotidien on passe par des états agréables, « Biens » ou « + », à des états déplaisants, « Mauvais » ou « - ».

Dans un premier temps, plus on pratique et plus on accentue le mouvement du pendule. Ce qui veut dire qu’on va vivre alors des changements dits « Positifs » ou « PLUS ». Mais ensuite puisqu’il s’agit d’un pendule, automatiquement on va avoir un retour du balancier et donc on va passer par des états dits « Difficiles » ou « MOINS ». On va avoir par exemple des remises en questions.

Nous ne comprenons pas toujours pourquoi nous vivons ces états et
cela nous dérange.

A la phase suivante, si on pratique toujours avec sincérité on commence à s’élever le long du balancier. On passe toujours des états dits « Plus » aux états dits « Moins », à la différence que désormais les états PLUS et MOINS sont moins marqués et par conséquent ils nous affectent moins.   
 

En poursuivant notre Expérience nous continuons l’ascension, nous évoluons. Certains arriveront au sommet du pendule, là il n’y a plus de mouvement, plus d’ agitation de quelque nature. Enfin le summum est de devenir nous-mêmes le balancier, d’être au centre, donc plus d’Ego. Etre présent, centré, ETRE tout simplement.

La base représente le seuil d’identification à l’organisme Corps/Mental. Donc plus je suis identifié à cet organisme que je crois être, plus le balancier va être important et plus l’écart entre les moments de bien-être et les moments de mal-être va être énorme. Alors quand je suis totalement identifié, vous pensez bien que c’est hyper, hyper, hyper violent, agréable et jusque dans les dernières cellules de la matière c’est bon. A l’opposé, quand çà va mal et bien c’est juste hyper, hyper, hyper douloureux jusque dans les dernières cellules de la matière.

La loi de notre Univers c’est que le pendule « Pendule ! ». On ne peut pas le bloquer et il n’y a aucune raison pour qu’il s’arrête d’un côté ou de l’autre. Ce que dit aussi cette loi, c’est que l’Expérience (le temps de la vie) est de la Dualité. On va d’un Pôle à l’autre mais en fait c’est nous qui décidons de l’intensité du balancement.

Heureusement, dés qu’on s’élève (qu’on monte un petit peu le long du pendule) on commence à moins s’identifier à l’organisme Corps/Mental et alors là évidemment on vit des « Plus » et des « Moins » qui sont moins marqués. Les « Plus » sont vécus un petit peu moins intensément et les moins sont un petit peu moins douloureux. Si je continue à grimper le long de mon pendule, j’arrive à un point au  sommet où il n’y a plus de « Plus » et plus de « Moins ».

 Les pratiques c’est ce qui nous sert à monter le long du fil du pendule pour arriver au sommet.

Ce point au sommet on peut l’éprouver, certains d’entre-vous l’ont peut-être expérimenté parfois lors de diverses pratiques et/ou méditations. Une petite chose qui nous fait savoir si c’est l’Eveil ou pas : Est-ce qu’il y a un « Je » ?.

S’il y a quelqu’un pour dire « Je » (par exemple: Je suis en train d’être  uni à l’univers), ce n’est pas l’Eveil.

En fait, qu’est ce que c’est que l’Eveil ? Quand on parle de l’Eveil il n’y a plus de pendule, plus de notion de haut ou de bas…

Mais alors qu’est-ce qui se passe quand on est en haut du pendule ?

C’est un moment où le « Je » se met entre parenthèses et pendant quelques instants, une minute ou toujours, il n’y a plus de « Je ».

Alors qu’est-ce qui se passe ensuite ? A un moment donné on referme la parenthèse et à nouveau il va y avoir le « Je » puisque je vais en parler. Je vais dire « J’ai vécu », « J’ai vécu une expérience », etc.

L’Eveil on pourrait dire que c’est une parenthèse qui s’ouvre mais qui ne se referme jamais. Il n’y aura plus jamais quelqu’un pour raconter l’expérience, parce que le « Je » aura disparu.  

L’important dans une Voie de Développement Personnel ou Spirituel c’est qu’elle nous ramène au centre, à notre centre. Donc quand on ramène tout au point, le mental au centre, les émotions au centre, le corps au centre, c’est une situation d’équilibre (au centre il n’y a pas de mouvement, c’est l’arrêt !).

L’équilibre est un effet de la conscience. L’invitation c’est que dans notre pratique comme dans notre vie nous soyons dans une démarche d’équilibre, de vigilance et de Conscience. Ceci nous évitera d’être ballotté dans tous les sens et de faire après bien des années le constat amer : « mais comment est-ce que je peux encore reproduire çà ? Comment je fais pour me mettre encore dans des situations   pareilles avec tout ce que j’ai appris, que je sais et que j’ai intégré ? ».

Avril 2007

Toutes nos parts

Chaque être humain adulte a conscience de mourir un peu chaque jour. C’est toujours un choc pour un enfant lorsqu’il comprend au détour d’une conversation entre grandes personnes qu’il ne vivra pas éternellement. J’avoue avoir été moi-même tourmenté un temps par ce fait inexorable :à chaque seconde du sablier universel, des cellules de notre corps cessent de vivre. Dans le même temps, grâce à la bienveillance Divine qui nous anime, notre organisme donne naissance à de nouvelles cellules. Ceci a pour effet de réparer en grande partie l’effet du premier phénomène. Il a été calculé qu’au bout d’un cycle de 7 ans, notre corps aura été entièrement renouvelé. Nous retrouvons le chiffre « 7 » que nous connaissons bien et qui est vu par nombre de cultures comme un nombre parfait, menant à l'universalité et à la transcendance. Nous sommes donc pourvus d’un processus naturel de régénération qui nous soutient tout au long de notre vie et qui compense certaines de nos erreurs. Nous devrions nous souvenir de cela lorsque nous décidons de faire un travail de déprogrammation et de purification du plan physique.

Prenons l’exemple d’un fumeur « chevronné » qui souhaite arrêter. Il est plutôt rare qu’il y parvienne du jour à lendemain. Il aura sans doute, au fil des semaines ou des mois pendant lesquels dureront le sevrage, des moments difficiles. Il abandonnera parfois pour essayer à nouveau, il sera probablement assailli par un cortège d’incertitudes et d’interrogations. Il pourra se culpabiliser et douter de sa capacité à poursuivre le travail commencé : « Est-ce que cela vaut la peine tout ce que je fais ? Depuis le temps que je fume, est-ce qu’il n’est pas déjà trop tard pour moi ? … ». Le brouillard mental et émotionnel qui trouble sa vision sera amplifié par le fait qu’il ignore si au final, il y aura une amélioration profonde de son état.

Lorsque nous voulons nous libérer d’une dépendance, l’arrêt total de prise du produit nocif dans le cas présent le tabac, revient à supprimer la cause de la pollution du corps physique (pour ne citer que lui). A ne pas confondre avec la CAUSE qui a conduit à l’addiction, qui elle est souvent liée à un manque d’Amour. Ce dernier entraîne la personne à se déconsidérer et à trouver refuge dans des produits divers pour combler des vides, ce qui engendre ensuite la dépendance à ces mêmes substances.

La première partie du traitement consiste donc à supprimer la Dépendance. Elle peut être plus ou moins enracinée et se manifeste par la prise répétée d’une substance particulière. Chaque nouvelle prise atténue pendant un court moment les effets sur le psychisme, jusqu’à la prochaine sollicitation. Le circuit de la dépendance est établi et il n’y a aucune raison pour qu’il soit interrompu, sauf si à un moment donné il y a une prise de conscience chez la personne. Ceci arrive fréquemment lorsque nous sommes poussés dans nos derniers retranchements et que nous n’avons qu’une solution, « vaincre ou mourir ».

Concernant notre fumeur, même dans le cas où il a réellement compris qu’il n’a qu’une issue, il est exceptionnel qu’il parvienne à se libérer de son addiction par sa seule volonté. Pour cela nous l’encouragerons à ce qu’il s’implique avec force et conviction dans son processus de guérison. Le cas des dépendances dépasse très largement le cadre de notre seule détermination. Notre constitution physique bien sur est complexe, mais notre constitution énergétique et l’histoire de chacun d’entre-nous le sont plus encore. Certains professent que nos cellules portent des mémoires du passé, de notre passé, de cette vie présente ou de vies plus lointaines. Nous sommes des êtres aux multiples facettes, composés d’énergies issues de diverses contrées de l’Univers et ces différentes énergies constituent nos « Parts ». Il y a des « Parts » de nous qui sont très Yin ou très Yang. Certaines sont plutôt « sages » et aspirent à la transcendance, tandis que d’autres n’ont même jamais entendu parler de conscience, non jamais entendu parler de spiritualité ou de quoi que ce soit. Elles n’ont pas toutes le même âge et pas la même histoire. Si certaines ont quelques secondes ou quelques minutes, d’autres remontent au jour de notre conception, au moment de notre naissance ou à des temps immémoriaux. Elles ont par contre toutes en commun d’avoir vécu des expériences différentes et parfois douloureuses. C’est ainsi qu’il sera relativement aisé pour certaines d’accepter le plan de vie que nous leur proposons. Elles collaboreront efficacement avec notre essence Divine pour nous accompagner sur le chemin de la guérison ou faire aboutir un projet. D’autres en revanche y seront farouchement opposées. Elles mettront tout en œuvre pour nous empêcher d’accéder à une guérison véritable et contrarieront certains de nos buts. C’est ce qui conduit les praticiens (Reiki ou autres) à constater fréquemment, que des traitements identiques, pour des maux identiques, amènent rarement des résultats identiques.

Parce que nous ne comprenons pas tout du grand mystère de la vie et par souci d’efficacité et de confort pour la personne « Dépendante » que nous accompagnons, nous ferons copieusement usage de l’énergie REIKI. Les soins que nous prodiguerons se feront ici, plus qu’ailleurs sans doute, en parallèle avec un traitement médical. La personne se sentira ainsi soutenu sur tous les plans par cette énergie d’Amour car ce dont elle a le plus besoin dans cette période douloureuse, c’est à la fois d’énergie et d’Amour. Se sentant aimée, elle se libérera plus facilement et certaines phases « difficiles » seront vécues avec plus de douceur et moins de souffrance. Dans ce type de traitement, le retour vers la libération (ou la déprogrammation) est la partie la plus importante mais il est indispensable de continuer d’agir ensuite sur le plan physique. Par conséquent, pendant les semaines qui suivront le sevrage, les traitements Reiki auront pour but d’agir en profondeur en dynamisant et en purifiant tous les systèmes : nerveux, sanguin, hormonal, respiratoire, digestif… Si nous avons des connaissances en Qi gong, Yoga ou autres pratiques, nous guiderons la personne lors d’exercices respiratoires appropriés pour qu’elle se réapproprie son corps et regagne dans ses poumons des espaces perdus. Nous l’inviterons et l’encouragerons à développer son goût pour une alimentation et une vie plus saine et équilibrée. Elle retrouvera peu à peu confiance en ses capacités, l’harmonie avec elle-même et le monde qui l’entoure, avant de finir par s’aimer à nouveau. Ceci constitue à mon sens sa plus grande guérison.

Chaque Être qui passe par des expériences similaires devrait se souvenir qu’il est accompagné et aidé par le processus inné de régénération des cellules. C’est un processus qui est lent et qui agit sur la durée. Par conséquent il est indispensable de garder une vision à long terme et donc de faire preuve de patience. Il est important aussi de savoir relativiser et d’appliquer la pensée positive pour préserver et améliorer notre système immunitaire.

A ce sujet et en forme de conclusion, je vous fais part d’un extrait du livre « La Solution Intérieure » de Thierry JANSSEN paru chez FAYARD.

« Plusieurs études confirment que l’optimisme réduit le nombre de jours de maladie, améliore l’immunité, favorise la survie après un infarctus, permet à des femmes atteintes d’un cancer du sein de vivre mieux et plus longtemps. Indéniablement, une approche positive de la vie prépare un futur positif. Les pessimistes ne devraient donc pas s’étonner de voir leurs craintes et leurs prédictions se réaliser ! ».

Octobre 2007

 

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samedi 10 octobre 2009 10:08:22