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PENSÉES OCCASIONNELLES
1er Volet
Le titre que j’ai choisi pour cet article « Pensées
occasionnelles » est en rapport avec le nom de certains
Wakas, écrits par l’Empereur MEIJI. S’il a nommé
la plupart de ses poèmes de façon explicite, par
exemple : MIZU (Eau), TOMO (Amitié), une vingtaine
d’autres portent le nom ORI NI FURETE « Pensées
occasionnelles ». Pour ces derniers, on ne découvre leur
sens qu’en les étudiant. D’une certaine façon, il
a voulu attirer notre attention sur un thème précis et
particulièrement important à ses yeux, en nous disant :
« Est-ce que vous pourriez s’il vous plait, à
l’occasion,
penser à ça ! Et si possible, dans beaucoup
d’occasions ! »
Dans le présent article je vais
aborder des sujets différents mais néanmoins liés. Ils
m’affectent particulièrement et m’incitent à attirer
votre attention. Ce qui justifie pour moi ce titre. La
première partie sera en quelque sorte un mini « coup de
gueule » pour dénoncer certaines agissements, alors que
dans la seconde je ferai une analyse du courant Reiki
actuel. Au final, la recommandation que j’adresse est
destinée aux personnes sincères qui aspirent à
« cheminer » dans la Voie du Reiki. Dans ces 3 volets, je
n’ai pas l’intention de me positionner en donneur de
leçons mais de livrer mon sentiment
sur quelques situations et comportements, que je trouve
particulièrement dégradants et néfastes.
La méprise !
Je vais évoquer une situation qui me pèse depuis quelques
temps. Il s’agit de « la chasse aux sorcières » qui se
pratique actuellement dans le milieu des pratiques
énergétiques, du développement personnel ou du
bien-être, sous de « faux prétextes » (secte - risques
de manipulations mentales – exercice illégal de la
médecine…)Le Reiki n’y échappe pas ! Je veux aborder
sereinement ce sujet, dire les choses avec simplicité
mais sans complaisance.
La MIVILUDES (Mission Interministérielle de Vigilance et de
Lutte contre les Dérives Sectaires) s’active
farouchement depuis plusieurs mois pour débusquer les
malfaisants. Certains médias prennent le relais avec
délectation, ils font plaisir au pouvoir en place et
participent au conditionnement des masses.
On
nous sert par moments bien choisis (à quelques jours de
la présentation du rapport 2009 de la MIVILUDES) des
reportages, dont on peut douter de l’objectivité et de
la rigueur professionnelle, qu’on est en droit
d’attendre. Y a-t-il un code de déontologie dans la
profession de journaliste ? Il semble heureusement que
ceux qui participent à ce genre d’exercice, ne
représentent qu’une infime
minorité. Je garde encore en mémoire la « fameuse »
émission diffusée sur M6, le
10 Mai 2009 à 22h45,
ayant pour titre « CHAMANS,
GOUROUS : nouveaux sorciers, nouveaux dangers ». Elle
n’est malheureusement qu’un exemple, parmi les
reportages qui mettent en pâture des pratiques
« hors normes officielles » et certains intervenants, en
les faisant passer pour des escrocs, des voyous ou des
fous « agités du bocal ».
A propos de cette émission, rien qu’en lisant le titre
comment ne pas avoir peur ? Ne nous y trompons pas, rien
n’est fait au hasard ! C’est d’ailleurs le but
recherché : FAIRE PEUR !!!
Un
truc vieux comme le monde. Il vous met tout de suite
dans l’ambiance de ce qui suit dans le reportage. Quand
il y a meurtre, la première question que se pose les
enquêteurs est : « A qui profite le crime ? ». Dans le
cas présent, est-il nécessaire de se poser la question ?
Pendant la semaine qui a suivi sa diffusion, j’ai étudié la
copie de ce film. Cela a consisté à : décortiquer le
montage des séquences, retranscrire tous les
commentaires, les analyser, découvrir comment la
désinformation est induite, comment on amène une
stagiaire à dire des choses qui visiblement n’avaient
même pas effleuré son esprit. J’ai ensuite comptabilisé
le temps de parole imparti à chacun des intervenants,
etc. C’est édifiant et inqualifiable !
Rien qu’un exemple : Cette émission
dure 1h 08’ 57’’,
y compris la « Pause publicitaire » vers le milieu du
reportage. Je dis « Pause publicitaire » car en effet,
c’est l’expression utilisée. Ceci pour nous inciter à
regarder des spots (bien confortablement installés dans
nos canapés) et à écouter la prêche (pardon, la bonne
parole !) des prêtres publicistes qui cherchent à nous
conditionner sur ce que nous devons penser et surtout
consommer, si nous voulons restez jeunes, être heureux,
beau, beau, beau et C.. à la fois ! L’émission
vous offre une « Pause ! », on dirait du PAGNOL.
Pour revenir plus sérieusement à notre exemple, le temps
de parole de Nita MOCANU (mis en cause) est de
3’ 24
pour 13 interventions, allant de 2 à 52 secondes. Notez
encore que la coupure publicitaire intermédiaire dure
6’ 22
sans
interruption (il
faut bien que la « petite chaîne » vive !), presque le
double que le temps imparti au « businessman
de l’énergie universelle ». Mais OUI, c’est ainsi
qu’ils osent le nommer !
L’intention des commanditaires était-elle ce soir là
d’informer objectivement le public ? On ne peut qu’en
douter ! Si on doit être amené un jour à observer dans
le détail ce reportage, ce n’est pas un article qu’il
faudra écrire mais une thèse. Je me prononce ici par
rapport au Reiki que je pratique de longue date et à la
personne mise en cause, que je connais personnellement.
Pour les autres sujets abordés dans le film, je ne me
prononce pas. Si je m’abstiens c’est pour la simple
raison que je ne les connais pas, ni ceux qui les
représentent. De quelqu’un qui ouvre sa bouche sur un
sujet qu’il ne connaît pas (ou superficiellement), on
peut voir la marque de son inconscience. Par contre, si
cette personne dans les mêmes conditions se prononce en
conscience, c’est qu’elle est malhonnête.
Personnellement je suis en partie conscient (j’ai
le mérite de le reconnaître) et honnête, c’est la raison
pour laquelle je mets parfois en réserve mon jugement.
Certains feraient bien de s’inspirer de cette ligne de
conduite.
Mes interrogations
- Nous prendrait-on pour des sots ? Ce n’est pas le mot qui
me vient à l’esprit en écrivant ces lignes mais j’ai dit
que j’allais rester serein. J’aurais tendance à croire
que : « OUI ! ».
- Qui parle de manipulations mentales ? Qui manipule qui,
dans le cas présent ? On est en droit de se demander si
ce n’est pas le gendarme qui joue au voleur. On aura
tout vu. Malheureusement je crains que non !
- Est-ce qu’on prend les dizaines de milliers de praticiens
de notre pays pour des fous dangereux, des idiots, des
incompétents, des escrocs, des voleurs, des gourous, des
manipulateurs à l’affût de la prochaine victime ? Si la
réponse est : « OUI ! », alors il faut que nos
dirigeants s’empressent de faire des rafles pour
exterminer la vermine. Idem pour les personnes qui
souffrent dans leur corps, dans leur chair et qui
bénéficient quotidiennement des bienfaits des séances
Reiki (ou d’autres pratiques énergétiques, toutes aussi
respectables).
- Est-ce qu’elles ne sont pas capables de juger par
elles-mêmes des bienfaits ou de l’absence de résultat ?
- Est-ce qu’elles ne sont pas en mesure de ressentir dans
leur corps, dans leur chair, la diminution de leurs
souffrances ou une quelconque amélioration, que ce soit
sur le plan physique, émotionnel ou mental ?
- Est-ce qu’elles sont totalement démunies
d’intelligence et de discernement ?
- Est-ce que les personnes valides (elles) qui nous
sollicitent pour venir en aide aux membres de leur
famille « en difficulté » sont elles aussi suspectées de
tous ces maux ?
- Sont-elles les complices de la « voyoucratie
énergétique » que nous sommes censés représenter ?
Conclusion
pour ce volet
Si je devais m’adresser aux personnes qui doutent du bon
sens et de l’honnêteté de l’immense majorité des
praticiens et des personnes qui font appel à eux, je
leur demanderai : « Mais pour qui vous prenez-vous à
la fin ? Sur quoi fondez-vous vos doutes, vos
accusations ?
Quelles sont vos réelles
motivations ? Faites preuve d’un peu d’honnêteté
intellectuelle et de modestie dans votre analyse de la
situation ! Ne soyez ni suffisants, ni arrogants !
Respectez « la France d’en bas », respectez-nous et
respectez les personnes qui ont recours à ces
pratiques ! Elles ne sont pas aussi naïves que vous le
pensez. Elles savent pertinemment ce qui est bien pour
elles, inutile d’essayer de leur faire
croire vos mensonges
ou de tenter de les formater ! Ce temps est révolu ! »
Si nous nous adonnons à ces
pratiques, c’est parce qu’elles sont en accord avec nos
convictions, notre façon d’appréhender la Vie et les
relations, dans une société
où
l’humain et la nature doivent rester prioritaires. Nous
recherchons tous notre part du Bonheur et tentons
d’ajuster nos actions en accord avec nos valeurs.
Messieurs, nous ne voulons rien vous prendre, ni votre
argent, ni votre pouvoir ! Mais laissez-nous tranquille
et respectez-nous !
Il serait facile (mais inutile) de disserter plus longtemps
sur ce sujet, voilà globalement ce que je souhaitai
exprimer et partager avec vous aujourd’hui. J’ai une
pensée pour Alain CHEVILLAT, Directeur - Fondateur de
l’association « Terre du Ciel » qui a subi les foudres
d’un contrôle musclé, dont vous avez sans doute eu
quelques échos. Si ce n’est pas le cas, je vous invite à
consulter le site :
http://www.terre-du-ciel.fr
Prochain volet : Analyse
du courant REIKI actuel.
Juillet 2010
RELATIONS entre ENSEIGNANTS
et ENSEIGNES
(Notion de KAJI)
1ère Partie
Avant de définir et d’expliquer ce que signifie
l’expression Japonaise « KAJI », j’aimerai souligner
quelles peuvent être les différentes formes de relation
entre « Enseignant » et « Enseigné ».
Dans toute transmission d’un savoir (ou d’un art), la
nature de la relation entre celui qui enseigne et celui
qui reçoit l’enseignement, varie selon le
positionnement de chacune des parties. Elle peut évoluer
dans le temps et se met en place dés le début de la
rencontre, de façon implicite ou verbale. C’est ainsi
que la relation peut être de type : « Professeur –
Client », « Professeur – Elève », « Maître - Client »,
« Maître – Elève » ou « Maître – Disciple ». En fonction
de la terminologie, nous connaissons la nature des
rapports qu’entretiennent les protagonistes. Dans les
deux premiers cas, on nomme Enseignant celui qui
transmet le savoir : professeur, instructeur, formateur,
initiateur… Dans les trois autres, on l’appelle Maître
ou Guide. Quant à celui qui reçoit l’enseignement, il
peut avoir le statut de : client, élève ou disciple.
J’affectionne particulièrement l’expression
« Enseigneur » à la place d’enseignant, elle
m’est apparue au fil de cet article. Je la trouve
empreinte d’une touche de grâce et de noblesse ;
qualités que l’on retrouve parfois chez certains
transmetteurs. En effet, qu’y a t-il de plus beau et de
plus noble que de pouvoir accompagner une personne sur
la voie qu’elle a choisie ?
Pour la clarté de mon exposé et bien qu’on puisse trouver
quelques similitudes, je m’abstiendrai d’évoquer les
types de rapports entre enseignants et enseignés dans
notre système scolaire (écoles primaires, lycées,
collèges, universités…).
Relation Professeur/Client et
Professeur/Elève
Dans notre société Occidentale, si vous vous inscrivez à un
cours de danse, de yoga, de peinture, de musique ou
autre, les rapports sont le plus souvent de type :
professeur/client ou professeur/élève. Il est clair que
dans la relation professeur/client, le transmetteur n’a
pas de véritable revendication envers l’apprenti. Le
client paie pour une prestation et il reçoit ce qu’il
est venu chercher. Chacune des parties honore sa part du
contrat et tout va bien.
Considérons maintenant la relation professeur/élève.
L’apprenti est toujours un client, dans le sens où il
rémunère son formateur. Cependant, des liens plus
étroits ont commencé à être tissés entre eux. C’est à
dire que l’apprenti commence à prendre goût à ce qu’il
fait (l’appétit vient en mangeant, dit-on) et il
s’investit de plus en plus dans sa pratique ou l’étude
de son art. Sans cesse demandeur, il sollicite
fréquemment son instructeur. Ce dernier apprécie
généralement cet appel, reçu comme une forme de
reconnaissance de la pratique transmise. Une évolution
dans la relation se crée, l’élève passe sans que ce soit
toujours formulé, du statut de « client » à celui
« d’élève ». Le professeur devient plus exigeant car il
tient à nourrir ses besoins et de son côté il s’investit
comparativement, pour l’aider à hausser son niveau de
pratique. La confiance et le respect mutuel se
renforcent, ces ingrédients seront indispensables pour
que leur collaboration soit saine et qu’elle perdure. De
plus, ils leur permettront de franchir aisément,
notamment du point de vue de l’élève, certaines
difficultés inhérentes à toute aventure humaine et à
toute collaboration.
Relation Maître/Client et Maître/Elève
Lorsque nous avons pour « « Enseigneur », non
plus un professeur mais un Maître (dans le vrai sens du
terme) ; celui-ci est également par nature, courtois,
bienveillant et tolérant vis-à-vis de ses clients. Si
l’un d’eux le sollicite pour devenir son élève, il
pourra refuser. Pas nécessairement parce que le
prétendant a des lacunes physiques ; mais plus sûrement
parce qu’il aura jugé que ce client ne présente pas à
ses yeux certaines valeurs morales. En revanche, si la
requête est acceptée son statut change et leurs rapports
également. Comme il a été souligné dans la relation
professeur – élève, le Maître sera plus précis mais
aussi plus ferme pour l’aider à se perfectionner.
Outre
le fait qu’il lui demande davantage d’efforts sur le
plan physique, il stimule son attention, l’incite à
développer son sens de l’observation, son intuition et
la compréhension de son art de façon générale. Sur le
plan de l’éthique, il s’efforce de lui transmettre
certaines valeurs : Honneur, Respect, Honnêteté,
Tolérance, Patience, Discernement, Reconnaissance,
Humilité, sens des responsabilités… A ce propos, il lui
inculque qu’étant son élève il doit être représentatif
de son école et que son attitude dans la vie, doit être
le reflet des enseignements qu’il reçoit. Il lui fait
prendre conscience que s’il s’écarte des valeurs
transmises, il s’écarte en même temps de son Guide qui
pourra le « remercier ».
Nous observons que tout cela mit bout à bout, change
considérablement la profondeur de ce qui est transmis,
selon que vous soyez « Client » ou « Elève ».
Relation Maître/Disciple
Il arrive quelque fois qu’un élève aspire à devenir
« Disciple » du Maître. C’est une position qui était
encore relativement fréquente, jusqu’au début de XXème
siècle au Japon. En effet, les Maîtres Japonais
(quel que soit l’Art enseigné) acceptaient au compte
goutte quelques disciples. La plupart n’en ont pas eu
plus de 3 ou 4 tout au long de leur existence. De nos
jours, ce type de relation est de moins en moins
courant. Il faut bien comprendre, que lorsqu’un Maître
accepte de prendre un disciple, non seulement il
s’engage à le guider sur la « Voie » mais il le prend
également en charge sur le plan matériel. C’est à dire
que le disciple vit et dort chez lui, il le nourrit
comme son propre fils et pourvoit à tous ses besoins. De
son côté, en dehors des temps de formation, le disciple
contribue aux tâches familiales, il s’occupe de
l’entretien du Dojo (Dojo : lieu où on pratique la Voie.
Do « Voie » - Jo « Lieu »), fait les courses, etc.
Leur relation est étroite et le Maître a une vue permanente
sur lui. Sa façon d’étudier, de se tenir, d’écouter, de
recevoir l’enseignement, rien ne lui échappe. Tout dans
leur relation contribue à son apprentissage et c’est à
travers celle-ci que peut naître la notion de KAJI. Je
parle de « notion » car ce mot exprime plusieurs
aspects.
Définition
de « KAJI »
Par exemple en Reiki, KAJI peut être compris comme le
moment précis du « REIJU » ou de « l’INITIATION ». En
effet, c’est le moment où il y a la transmission de la
capacité à percevoir davantage d’énergie de vie et c’est
le moment précis où il y a quelque chose qui est reçu,
qui est comme une Bénédiction. Cela revient à donner à
l’élève, la capacité d’être un canal pur afin que
l’énergie Reiki puisse le traverser, pour être prodiguée
à une autre personne ou à lui-même.
Définition d’Isabelle PADOVANI (Enseignante en ONSEI-DO.
www.onsei-do.com) : KAJI désigne
le moment où l’énergie ou l’essence du transmetteur se
met en contact direct avec l’essence de celui avec
lequel il se relie. Si on étudie ce mot, cela nous
donne : KA : Incarnation de l’Amour, de la
Lumière et JI : Pour que ce soit transmis en
direct. C’est la transmission directe KAJI, c’est
vraiment la Bénédiction, l’élan du cœur de celui qui
transmet dans l’énergie à celui qui reçoit « I SHIN DEN
SHIN ».
Ecoutons maintenant les propos de Noriko MATSUZAWA (Maître
de calligraphie). Elle nous donne un sens plus large de
la notion de KAJI : « Dans le Bouddhisme, le KAJI ça
veut dire aussi que si vous avez un Bouddha chez vous,
vous entretenez une relation avec ce Bouddha. Tous les
jours vous faites des gestes pour l’Honorer, vous le
nettoyez, vous lui faites des offrandes, vous dites des
Prières etc. Ça en fait, c’est KAJI ! C'est à dire que
si on fait ça, on se donne, on s’offre à lui et en fait,
c’est ce qui l’amène à nous visiter et c’est aussi ce
qui fait, que nous on le reçoit. Dans ce sens, c’est
HONORER ! »
On se rend compte à travers ces quelques lignes, que la
Relation entre « Enseigneur » et Enseigné dans le
rapport Maître/Disciple devient l’enseignement. Si le
Maître comme on l’a déjà souligné à une vue constante
sur le disciple, ce dernier en revanche se nourrit de
tout ce qui émane de son Maître. Sa façon de s’exprimer,
de regarder, de bouger, de respirer, ses postures… La
notion de KAJI est omniprésente, chaque instant de vie
partagé est un enseignement pour le disciple. Toutes les
tâches auxquelles il participe et qu’il accomplit pour
soulager la charge de son Guide, sont également KAJI.
Dans ces conditions, les KAJI c’est toute la journée. Le
lien énergétique se tisse en permanence entre le Maître
et le disciple et il se renforce au fil du temps.
Dans votre relation, si vous sentez dans votre cœur, dans
l’instant, la qualité de présence qui est là, alors le
KAJI est inusable, alors il y a transmission. Nous
devons bien reconnaître que de nos jours nous ne vivons
pas (ou pas pleinement) ce principe de vie qui est vécu
naturellement au Japon. Cela demande du temps et nous,
nous avons la fâcheuse habitude de toujours vouloir un
retour immédiat sur investissement. On ne prend pas le
même espace intérieur, on ne s’accorde pas suffisamment
de temps. Ne soyons donc pas surpris
ensuite, de ne pas avoir les mêmes résultats.
Si ce type de relation est favorable pour faire d’un
« apprenti » un « expert », dans certaines voies
spirituelles il est indispensable pour que le Maître
puisse guider le disciple sur la voie de la Libération
intérieure.
RELATIONS entre ENSEIGNANTS
et ENSEIGNES
2ème Partie
De nos jours, qu’en est-il de la relation
entre
« Enseigneur »
et Enseigné ?
Nous devons nous rendre à l’évidence que dans la pratique
du Reiki, puisque c’est là où je veux en venir, force
est de constater que nous sommes à des années-lumière de
cette façon de transmettre, mais aussi de recevoir
l’enseignement et l’énergie Universelle (l’énergie Reiki).
On peut se dire que les conditions sont différentes et par
conséquent, les rapports entre les personnes le sont
également. J’entends poindre les sempiternelles
remarques du style : « Oui mais nous ne vivons pas à
l’époque de Mikao USUI ! Oui, mais nous ne sommes pas
des Japonais ou des Asiatiques ! Il faut évoluer, le
monde évolue, les choses changent. Il faut suivre le
cours de la vie ! » Etc. Tout cela est exact et il est
certain que nous devons suivre le cours de la vie. Mais
tout de même ! Quand est t-il de l’amour
et de la gratitude du disciple ? Je n’ai pas la
prétention de développer ici tous les aspects de la
relation, je laisse à chacun le soin de faire sa propre
analyse. Mon but est d’attirer l’attention des
« Enseigneurs » et des « Enseignés » pour conserver ou
retrouver l’essence de la transmission du Reiki, avec
l’espoir que cela se reflète un jour au niveau de
l’Humanité. Mais pour arriver à ce que ce vœu se
concrétise, nous devrons passer par des étapes et
commencer à faire un constat, car comme dit Isabelle
PADOVANI : « Il y a une chose qui n’arrive pas à
passer les frontières, ça a dû rester à la douane, c’est
ce sens du Respect, c’est ce sens d’Honorer et de
l’Humilité ! ».
En
effet, quand est-il du Respect, de l’Honneur et de
l’Humilité ?
Est-ce que le Respect doit être banni de nos relations au
XXIème siècle ? Est-ce que l’Honneur a encore
un sens pour nous ? Nous arrive t-il d’Honorer, de
rendre Grâce encore aujourd’hui ? Sommes-nous
suffisamment Humble dans nos vies ? Combien de personnes
passent à côté de leur bonheur, de l’amour, de l’éveil
de leur conscience ou du sens profond de leur vie,
simplement par manque d’Humilité ? Prenons un exemple
très simple. Il nous arrive parfois d’aspirer à suivre
une formation ou un enseignement pour « donner un sens
profond à notre existence ». A combien de
questionnements et de doutes avons-nous été confrontés
entre le moment où nous avons eu conscience de notre
élan et le moment où nous l’avons réellement
concrétisé ? Quelles ont été les tentatives de blocages
de la part de notre mental ou de notre égo, pour nous
empêcher d’y accéder ?
Si nous aspirons à nous « Eveiller », nous devons
nécessairement nous poser certaines questions (et
observer ensuite). Sommes–nous suffisamment humbles pour
recevoir l’enseignement ? Sommes-nous ensuite
suffisamment humbles et courageux, pour mettre en
application ses principes ? Sommes-nous capables de
faire bouger d’un millimètre notre point d’ancrage ?
Parce qu’en fait : « La vie est un perpétuel
enseignement ! ». Je n’ai pas le moindre doute que
l’être humain (et j’en fais partie) a un vrai
« Travail » à faire sur tous ces aspects. Ils sont
toujours présents et imprègnent de façon erronée notre
relation à nous-mêmes, aux autres et à la Vie en
général.
L’exemple
Japonais
C’est une grande leçon de vie pour tout Occidental
lorsqu’il découvre le Japon, de voir comment les gens se
respectent et comment ils vous respectent. Partout ils
saluent, ils honorent, ils célèbrent. Ils prennent le
temps de s’excuser, même pour des raisons qui nous
paraissent futiles ou des causes que nous n’avons pas
perçues. Leur sens de l’honneur est très haut placé et
cela les conduit parfois à des extrêmes. Il y a
plusieurs mois, le Président d’une grande entreprise
s’est suicidé pour laver son Honneur et surtout
préserver celui de sa famille, parce qu’il avait mis en
péril la vie de sa société. Autre exemple, je me
souviens que lors de notre voyage au Japon à l’automne
2008, le guide nous a expliqué que si nous étions
perdus, il était préférable de prendre un taxi pour
rentrer à l’hôtel, plutôt que de demander notre route à
un passant. Nous avons été surpris de cette
recommandation et lui en avons fait la remarque. Il nous
a précisé : « Si vous demandez votre route à un
Japonais, son honneur le met en devoir de vous
renseigner ; en l’occurrence lorsque vous êtes touristes
car c’est un Honneur pour tout Japonais de recevoir un
étranger. Malheureusement il est parfois difficile même
pour un Japonais, de donner une information précise. Si
le cas se présente, vous constaterez que cette personne
sera très embarrassée et mal à l’aise car elle ne pourra
satisfaire votre demande. C’est la raison pour laquelle
je vous recommande de prendre un taxi ou alors, d’user
d’un stratagème. Celui-ci consiste à vous placer devant
un plan de la ville et à jouer au touriste qui cherche
sa route (ce qui en l’occurrence sera le cas). Dans ce
genre de situation, vous verrez assez rapidement une
personne se présenter à vous. Elle s’exprimera le plus
souvent en Anglais pour communiquer avec vous et fera le
maximum pour vous orienter ou vous donner l’information.
Le cas échéant elle se renseignera auprès des autres
personnes et si ce n’est pas trop loin elle vous
accompagnera un bout de chemin, avant de vous saluer et
de vous remercier ».
Il faut bien comprendre que de nos jours encore (malgré que
le Japon soit devenu très moderne), toute la vie y est
rythmée par des rituels qui ont pour but de « Célébrer
et d’Honorer la vie ! ». C’est à travers eux que les
Japonais entretiennent et perpétuent la tradition et les
valeurs comme : le Respect, l’Honneur et l’Humilité. Le
rituel au Dojo n’échappe pas à cette règle. Par exemple
au moment où les élèves pénètrent dans la salle
d’entraînement, ils font le salut. Les « nouveaux »
doivent se faire admettre par les plus anciens et ils se
placent au dernier rang. Lorsque le Maître arrive, les
élèves sont en rang. Quand il est installé, le plus
ancien donne le commandement, toutes les personnes
saluent ensemble le Maître en posant leur front à terre.
Dans le même temps et réciproquement, le Maître salue
les élèves. Ils savent tous indépendamment de leur grade
(parce que ça leur a été inculqué dès leur plus jeune
âge), que pour recevoir l’enseignement il faut se faire
tout petit. C’est une marque d’Humilité et c’est
l’ingrédient de base !
Non ! Je ne suis pas en train de dire que pour pratiquer le
Reiki nous devons nous faire brider les yeux ! Par
contre, il serait opportun que nous mettions un peu plus
de conscience dans notre vie et nous souvenir que pour
qu’il y ait « Transmission », il faut au préalable qu’il
y ait un transmetteur et dans le cas du Reiki, c’est le
Maître. Faut-il encore qu’en face, il y ait un
réceptacle pour recevoir ce qui sera transmis ; car s’il
n’y a pas la coupe, le Graal, l’essence de
l’enseignement ne sera jamais reçue. Ce qui revient à
dire que du point de vue de l’élève également (de la
personne qui veut suivre la Voie), il y a un certain
positionnement à avoir.
Concrètement dans notre pratique, dans la relation avec nos
élèves, avons-nous en tant « qu’Enseigneurs » la
conscience de tisser un lien quelconque ? N’avons-nous
en face de nous que des clients ? Quand aux personnes
qui cheminent en notre compagnie (depuis un certain
temps), ont-elles cette conscience là ? Comment se
positionnent-elles par rapport à nous ?
Pour que les choses soient claires, je tiens à préciser
que :
-
Les personnes qui font la démarche de cheminer dans la Voie
du Reiki sont libres à 100% des choix qu’elles font.
-
Elles n’ont en aucune façon à nous justifier leurs choix.
-
Sur un plan général, elles n’ont aucun compte à nous
rendre.
De mon point de vue (outre les aspects qui relèvent de la
morale ou de l’éthique), si je m’investis dans une
relation avec un élève, cela signifie que je m’engage à
le servir, de mon énergie à son énergie. C’est à dire
que toute sa vie il peut appeler mon énergie. Cependant,
quand on fait ce lien de KAJI avec quelqu’un, on ne peut
le faire en toute sécurité que si on a l’assurance que
de son côté il va aussi nourrir le KAJI. Pour cela, le
minimum que nous puissions attendre en retour, c’est
qu’il nous respecte et qu’il nous honore, comme nous le
respectons et comme nous l’honorons ! Hors ce n’est pas
toujours le cas.
Expérience personnelle
Il peut nous arriver en tant que Maîtres de vivre des
expériences affligeantes, voire pitoyables.
Effectivement nous sommes par moment témoins, voire
victimes de comportements désinvoltes qui sont bien loin
des notions de KAJI. La Vie m’a fait l’Honneur
d’accompagner un certain nombre de personnes, depuis le
1er degré jusqu’à la Maîtrise. Comme je l’ai
déjà dit, j’ai toujours espoir que la relation soit
fondée au minimum sur une forme de respect mutuel et
c’est généralement le cas. Une fois cependant, une
personne a trahit cet engagement non verbal, créant
ainsi une situation délicate. Lorsque cela arrive, non
seulement nous sommes affectés directement mais il y a
toujours le risque, que cela rejaillisse sur les élèves.
Dés que nous avons confirmation de certains agissements,
nous devons immédiatement demander aux mis en cause de
suivre leur propre Voie. Après coup, il sera profitable
d’analyser la situation pour en modifier les
conséquences et bien sûr en tirer quelques
enseignements. Très souvent on se culpabilise, on se dit
des tas de choses et notamment que : « C’est en partie
de notre faute. » Probablement d’ailleurs, car nous
n’avons sans doute pas mis tout en œuvre pour que cela
ne se produise pas, nous n’avons pas été assez clair sur
certains points, nous n’avons pas suffisamment bien
manifesté notre désaccord ou nous n’avons pas bien
transmis certains enseignements, etc.
A présent, lorsque je regarde le film de l’évènement vécu,
me revient le souvenir d’avoir eu par moments quelques
vagues impressions dérangeantes, sur le positionnement
réel de la dite personne. J’ai pensé à l’époque que les
signes qu’il me semblait percevoir n’étaient que le
fruit de mon imagination et je m’en suis remis à la
Justice Divine, en me disant : « Si cela est bien réel,
la vérité éclatera. Si cela n’est pas, qu’il en soit
ainsi ! ». Je garde présent à l’esprit le dicton
suivant : « On peut tromper une personne toute notre
Vie ! On peut tromper tout le monde un moment, mais on
ne peut tromper tout le monde tout le temps ! ».
Alors, est-ce que je n’ai pas voulu voir la vérité ?
Très sincèrement je ne le pense pas ; simplement par
nature j’ai toujours l’élan d’accorder ma confiance à
l’Être humain. Ce qui à mon avis le renvoie à sa propre
responsabilité et l’aide à s’élever. Evidemment cela ne
fonctionne pas toujours car tous les Êtres n’aspirent
pas à la transcendance. En revanche, nous ne devons pas
tolérer ces comportements et encore moins, accepter
qu’ils se perpétuent car comme dit le proverbe arabe :
« Si quelqu’un abuse de toi une fois, c’est de sa
faute. Si la même personne abuse de toi plusieurs fois,
c’est de la tienne ! » En bref, lorsque nous
permettons la récidive nous devenons complices et nous
n’avons alors qu’à nous en prendre à nous-mêmes. Je
pense que si nous nous respectons, nous avons le devoir
de nous protéger et au-delà de notre propre personne,
nous devons défendre l’intégrité et la tranquillité de
ceux qui nous accompagnent.
Désormais la situation est assainie, notre groupe de
travail est protégé et les personnes qui avaient été
témoins de certains faits sont soulagées. Ce genre
d’expérience, même s’il n’est jamais souhaitable nous
fait grandir quelque part. Aujourd’hui la page est
tournée, je n’ai plus d’amertume, ni de ressentiment. Si
je repense à cette personne, je me dis qu’elle chemine à
son rythme et que son parcours, comme celui de chacun
d’entre-nous est aussi semé d’embûches.
J’ai bien compris la leçon, je suis à nouveau
parfaitement en Paix et en Harmonie avec moi-même, avec
les personnes qui cheminent en ma compagnie (que je
remercie ici) et avec l’Univers.
Merci
la VIE !
Janvier 2010
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